
800 jours au ministère de l’impossible
L'écologie à l'épreuve du pouvoir
Un ex-conseiller de deux ministres de l'Écologie décrypte en << insider >> les blocages de toute politique écologique à travers plusieurs exemples récents. Détonant !
En France, mener une politique écologique relève du parcours du combattant. Voire du miracle. Car les obstacles sont si nombreux, si profondément inscrits dans nos pratiques politiques, notre fonctionnement institutionnel, notre culture administrative, nos relations avec les contre-pouvoirs, qu'ils minent durablement toute action écologique.
Ancien conseiller des ministres François de Rugy et Barbara Pompili, l'auteur en a fait l'expérience. Il a vu comment la taxe carbone a été dynamitée par trop de gourmandise budgétaire. Comment un ambitieux plan de lutte contre les « passoires énergétiques » a été vidé de sa substance sous l'influence des lobbys. Comment des projets désastreux pour l'environnement pouvaient devenir rentables grâce aux subventions publiques...
Fatigué de ces blocages, lassé par les procès en inaction, Léo Cohen a quitté ses fonctions. Il témoigne aujourd'hui dans un livre à la première personne, combinant le récit des coulisses du pouvoir et l'analyse des entraves. Nous voilà embarqués au coeur du réacteur.
Au-delà du décryptage d'une dizaine de situations récentes (crise des gilets jaunes, tarifs de l'énergie, interdiction des néonicotinoïdes, projet minier de la Montagne d'or...), l'auteur formule des propositions concrètes pour relever enfin le défi du climat. Quelles pratiques ? Quelle gouvernance ? Quel rôle accordé aux conventions citoyennes ? Quels outils pour déjouer la stratégie des lobbys ?
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Dans les médias

France Culture : L'écologie de gouvernement est-elle forcément décevante ?
Léo Cohen : « Il existe une contradiction entre les spécificités des politiques écologiques et climatiques et la manière dont fonctionne notre système politique dans son ensemble, c'est-à-dire nos institutions, notre culture administrative, nos instruments de politique publique, nos habitudes de communication, donc il faut arriver à changer les règles du jeu et ce qui se passe en ce moment est intéressant de ce point de vue là. »

Les Echos : En immersion dans le « ministère de l'impossible »
Un ex-conseiller de Barbara Pompili et de François de Rugy analyse de façon implacable pourquoi le ministère de l'Écologie porte toujours aussi bien son surnom de « ministère de l'impossible ».«L'intérêt. Les coulisses du ministère, d'abord, racontées à la première personne, avec un témoin en première ligne qui retrace les batailles houleuses sur la chasse ou les néonicotinoïdes face aux lobbys. Il décrit comment la taxe carbone a explosé en vol ou pourquoi un plan de lutte contre les « passoires thermiques » est vidé de sa force. »

Télérama : Un superhéros vert ?
« Un Premier ministre chargé de la planification écologique peut-il faire des merveilles? Selon Léo Cohen, conseiller politique, tout effort sera vain sans un changement radical du système. »

Mediapart : Comment le pouvoir a démoli la loi climat ? Enquête de Jade Lindgaard
« Que manque-t-il pour qu'une mesure soit repoussée car elle explose le budget carbone du gouvernement ? Pour Léo Cohen, il faut que les budgets carbone deviennent contraignants. Dans son livre 800 jours au ministère de l'impossible, l'ancien conseiller suggère que l'article 40 de la Constitution, qui interdit aux parlementaires de proposer des amendements aggravant la dépense publique, soit remplacé par un article 40bis, empêchant de formuler des propositions qui créent de nouvelles sources d'émissions de CO2 ne pouvant être compensées. »

RFI : Écologie, des promesses à la hauteur des enjeux ?
Léo Cohen était invité dans l'émission « Débat du jour » animé par Romain Auzouy et pendant laquelle il est intervenu à propos du programme du président réélu en matière environnementale et de la nécessité d'encadrer la planification écologique afin de garantir son opérabilité.

Léo Cohen : « Il y a une contradiction forte entre les politiques environnementales à mener et notre fonctionnement politico-institutionnel »
« À l'heure où Emmanuel Macron et Marine Le Pen briguent la présidence de la République, quelle sera la politique environnementale de la France lors du prochain quinquennat ? Une question plus complexe qu'il n'y paraît pour Léo Cohen, ex-conseiller ministériel, tant le ministère chargé de l'Écologie reste le "ministère de l'impossible", selon l'expression de l'ancien ministre Robert Poujade. Explications avec l'ancien conseiller de François de Rugy et Barbara Pompili, auteur de 800 jours au ministère de l'impossible. L'écologie à l'épreuve du pouvoir. »

Léo Cohen est l'invité de Rudy Saada sur RCJ Midi
Léo Cohen : « Pour mener une politique écologique ou climatique ambitieuse, il faut souvent faire des choix qui sont très couteux et très impopulaires à court terme avec des résultats hypothétiques sur le long terme. L'écologie ne serait donc jamais rentable, toujours soumise à la pression de l'immédiat. »

« C ce soir » sur France 5 : Réchauffement climatique : le temps des sacrifices
Léo Cohen était l'un des invités de l'émission « C ce soir » présentée par Thomas Snégaroff : « C'est l'accumulation des oppositions qui entraine l'abandon des mesures. Sur le papier, on considère que c'est une priorité mais dès que vous êtes dans la réalité de l'action vous êtes en concurrence avec d'autres sujets : la suppression d'emplois, le pouvoir d'achat. »

France Culture : Écologie et mécanique du pouvoir, pourquoi ça coince ?
« Dans les coulisses du pouvoir, les oppositions et les blocages s'additionnent et se cimentent jusqu'à ériger un mur infranchissable. Confessions d'un ancien conseiller à l'environnement sur les raisons institutionnelles de cette impasse dans l'émission « De cause à effets », le magazine de l'environnement. "Le sens de ce livre, j'ai assisté à des blocages que j'ai voulu analyser et pour lesquels j'ai voulu proposer des solutions. Il s'agit donc d'une responsabilité que de partager ce diagnostic de l'intérieur." »

Mediapart : Urgence climatique, comment agir ?
Léo Cohen, invité dans l'émission « À l'air libre » présentée par Valentine Oberti.

L'OBS : Voyage dans les coulisses du « ministère de l'impossible »
« Ex-conseiller de Barbara Pompili et de François de Rugy, Léo Cohen a arpenté, pendant 800 jours, les coulisses du pouvoir politique [...]. Dans un livre qu'il publie ce jeudi 3 mars -- 800 jours au ministère de l'impossible .L'écologie à l'épreuve du pouvoir, l'ancien conseiller tente de livrer quelques réponses. Il y a, bien sûr, les tentatives d'influence des lobbies pour vider de leur substance les réformes ; mais il y a aussi les rivalités, parfois violentes, avec les autres ministères. »
Le Monde : Au ministère de l'écologie, sans convictions, la voie de passage est quasiment impossible
« Tout dépendra de leur capacité à réaligner l'ensemble de l'action publique autour de l'environnement, répond Léo Cohen, ancien conseiller au ministère de l'écologie (de la secrétaire d'État Barbara Pompili de 2016 à 2017 puis du ministre François de Rugy de 2018 à 2019) et auteur du livre 800 jours au ministère de l'impossible. L'écologie à l'épreuve du pouvoir. Cet ancien membre du comité de gouvernance de la convention citoyenne pour le climat, aujourd'hui consultant indépendant sur la transition écologique et la participation citoyenne, a recensé douze blocages majeurs qui empêchent de "mener une politique écologique à la hauteur de l'urgence". »

Léo Cohen à AEF info : "Il y a un gros travail à mener sur la culture environnementale de la haute administration"
« "J'ai été deux fois conseiller dans deux gouvernements différents, issus de deux majorités différentes, et j'ai observé à chaque fois les mêmes dysfonctionnements", témoigne Léo Cohen. Membre des cabinets de Barbara Pompili, lorsqu'elle était secrétaire d'État à la Biodiversité, de 2016 à 2017, puis de François de Rugy, ministre de la Transition écologique, de 2018 à 2019... »

Entretien avec Léo Cohen : « Comment imposer le « temps long » au politique ?
Il ne s'agit pas d'étendre les mandats à quinze ans. Un très bon moyen de s'affranchir de cette pression de l'instantané, c'est de déporter une partie de la responsabilité en dehors du champ de l'exécutif ou de la majorité, pour la placer entre les mains de citoyens tirés au sort. Ces citoyens n'ont pas d'enjeux électoraux. En plus cela évite les erreurs : si on avait testé la taxe carbone devant une convention citoyenne, on se serait rendu compte qu'il y avait un blocage, et on aurait pu éviter les gilets jaunes. »

La Vie : Les conventions citoyennes peuvent-elles revivifier la démocratie ?
« Mais dans les faits, la Convention citoyenne pour le climat, première et seule application de ce dispositif au niveau national, a suscité beaucoup de déceptions. Si, sur le plan de l'organisation et du travail accompli par les citoyens, elle a largement convaincu, c'est sur le plan de la mise en œuvre de ses conclusions qu'elle a péché. "Seules 25 % des décisions ont été reprises telles quelles... Sur le plan de la confiance, cette expérience a produit plus de dégâts que des solutions", reconnaît Léo Cohen, qui tire les leçons de cet échec dans son livre 800 jours au ministère de l'impossible. L'écologie à l'épreuve du pouvoir. »

JDD : Au ministère de l'impossible
« Addiction aux effets d'annonce, porosité aux lobbies, faible culture écologique de l'administration... Léo Cohen identifie douze blocages et esquisse des solutions. De l'annonce précipitée de la fin des delphinariums à la taxe carbone, du bras de fer sur les néonicotinoïdes aux passoires thermiques, de la Montagne d'or à la Convention citoyenne sur le climat, on relit ces occasions manquées côté coulisses. »











