
La France contre l'Europe
Histoire d'un malentendu
Alors que les discours anti-européens se multiplient, la question d'une dislocation de l'Union est désormais posée. Et les déclarations d'europhilie n'y changeront rien si les actes ne suivent pas les paroles. Car, si l'UE actuelle est une confédération lâche et sans capacité d'action, c'est principalement parce que, durant un demi-siècle, les gouvernements français n'ont eu de cesse de bloquer une intégration politique réelle afin de conserver une illusoire souveraineté en matière de politique étrangère, mais aussi sur le plan budgétaire et social.
Pour justifier ce comportement ambigu, intellectuels et politiciens ont brandi l'épouvantail d'une Europe réduite à l'état de « grande Suisse ». Mais, tout bien considéré, l'histoire de la confédération helvétique au xixe siècle évoque par maints aspects le défi européen : ligue médiévale marginalisée au moment où se constituent les puissances européennes, elle a dû, pour survivre, se transformer en État-nation multiculturel.
Au moment où la lutte pour l'hégémonie mondiale est engagée entre les grandes puissances -- États-Unis, Russie, Chine, Inde --, il devient nécessaire d'accomplir le grand saut fédéral et de se constituer en État-nation européen. Il est plus que temps pour la France de sortir de l'hypocrisie -- s'il n'est pas déjà trop tard.
Acheter ce livre
Infos
Dans les médias

Accents d'Europe
Matthieu Calame répond aux questions de Catherine Rolland dans l'émission Accents d'Europe sur RFI . Réécoutez son intervention en ligne ou en podcast !

Entretien avec Thibaut Sardier
"La Suisse comme modèle pour l'Europe? L'essayiste franco-suisse appelle à bâtir un État-nation européen en s'inspirant du cas helvétique. À ceux qui s'inquiètent de l'hétérogénéité du continent pour bâtir un projet commun, il répond que la diversité culturelle n'a jamais empêché de construire l'unité politique. [...] L'hypothèse est soutenue par des arguments sérieux.

La France malade de sa géopolitique
Matthieu Calame signe une tribune dans les colonnes du Temps : il revient sur la thèse de son livre, en montrant qu' "entre la grandeur et l'Europe, la France va devoir choisir".

Revue de presse de la Matinale
Claude Askolovitch cite le papier de Matthieu Calame paru dans Libération (du 22 mai), ainsi que l'article plaidant pour une Europe unifiée auquel répond notre auteur dans dans Le 1 "Parlez-vous Europe ?". À partir de 3'22".
Recension
Philippe Ricard a lu le livre de Matthieu Calame, et il propose aux abonnés du Monde d'en faire de même. Retrouvez son article en ligne. Extrait : « L'Europe n'existera dans le monde que si elle représente une puissance politique », juge-t-il [Matthieu Calame]. Au passage, l'essayiste pointe du doigt les contradictions des dirigeants français, qui, tout en se prétendant pro-européens, sont les premiers à bloquer le saut fédéral pour défendre une « grandeur » qu'ils n'ont, au fond, plus les moyens d'assumer.

Les ambiguïtés européennes de la France
Matthieu Calame a investit les colonnes de l'excellent quotidien d'auteurs AOC (analyse, opinion, critique). Vous pouvez retrouver sa tribune sur le site : 3 articles par mois sont en accès libre à la création d'un compte. Intro : "La signature le 21 janvier [2019] du traité d'Aix-la-Chapelle a suscité fantasmes et théories du complots sur le thème de la souveraineté et d'un supposé renoncement à la puissance. On serait pourtant fondé à faire le reproche strictement inverse à un texte qui n'approfondit que modérément les liens entre les deux rives du Rhin, et perpétue l'ambiguïté entretenue par la France qui cherche toujours à construire « une Europe forte avec des institutions faibles ». "
.png)



