Éditions Les petits matins

Pour en finir avec la dette publique

La Tribune

Pour en finir avec la dette publique

Un peu d'humour dans un monde de dettes. Avec Hervé Morel, le problème de la dette publique et de son fardeau pour les futures générations est source d'une analyse revigorante, loin des propos convenus sur la nécessaire réduction des déficits. La France surendettée ne nie pas la réalité des bombes à retardement financières, environnementales et sociales. Le propos est servi par un style limpide et un ton volontiers malicieux, ainsi que le souligne dans la préface Robert Lion (conseiller régional d'Île-de France EELV et ancien dirigeant de la Caisse des dépôts et consignations). Hervé Morel reprend le b.a.-ba du mécanisme du crédit, avec une pédagogie remarquable. fables, littérature et histoire sont invoquées pour mieux décortiquer ROCE, bêta, spread, et autre CDS. Au fil des pages, on croise Jean de La Fontaine et Perrette et son pot au lait, Balzac et Le Père Goriot, Necker et les fermiers généraux, ou encore Philippe le bel qui brûla les Templiers pour ne pas rembourser ses dettes... Le tout ponctué de points clés à retenir à la fin de chaque chapitre, qui aident à la synthèse du propos. Tandis qu'un test êtes vous cigale ou fourmi ? invite le lecteur en avant-propos à se débarrasser de ses certitudes vis-à-vis de la dette publique. Et qu'une postface particulièrement drôle imagine les trois scénarios possibles d'après 2012, selon que Nicolas Sarkozy est réélu, que DSK accède à l'Elysée ou qu'une gauche écologiste, sociale et éthique arrive au pouvoir. Et vous, qu'avez-vous choisi ? lance Hervé Morel à ses lecteurs. Par S.T. (18 février 2011)