Éditions Les petits matins

Les écolos se penchent sur la dette

Marianne

Les écolos se penchent sur la dette

Marianne : Vous publiez un livre sur la dette et les moyens de s'en débarrasser. C'est un sujet inattendu pour les écologistes...   Hervé Morel : Nous le faisons parce que les électeurs nous le demandent. Avec nos scores, nous ne pouvons plus être un parti spécialisé dans la défense de l'environnement, mais nous devons devenir un parti généraliste. L'écologie politique doit répondre aux questions qui touchent à la dette, à la fiscalité, à l'emploi. Or, à 1 600 milliards d'euros, la question de la dette publique est centrale. Tout gouvernement, et nous aspirons à en être, devra s'attaquer au problème. Mon livre s'inscrit bien dans la perspective de 2012.   Quelles sont vos propositions concrètes ?   H.M. : D'abord faire appel à l'épargne des Français, qui s'élève à 3 500 milliards. Il faut leur permettre de placer leurs économies sans plafonnement sur le livret de développement durable. Cet argent financera des investissements destinés à réduire l'empreinte écologique, dans l'isolation de tous les logements par exemple. Ces investissements généreront des économies qui permettront d'assumer le coût de la dette. Ils créeront aussi de nombreux emplois non délocalisables, qui produiront à leur tour de la consommation et des recettes fiscales. La dette deviendra active et non plus passive comme lorsque nous empruntons pour payer la réduction de la TVA sur la restauration. Propos recueillis par Hervé Nathan