Éditions Les petits matins

Esprit

[...] « L’Écologisme des pauvres, paru en 2011, constitue sans doute l’étude la plus aboutie de ce qu’il nomme lui-même les « conflits écologico-distributifs », c’est-à-dire des conflits sociaux qui portent sur la répartition des ressources et des nuisances naturelles.

Son argument majeur tient dans l’idée que le coût de l’extraction, du transport et de la consommation des ressources naturelles, qui s’intensifient à la surface de la planète et dont résultent quantité de pollutions et déchets, est d’abord supporté par les plus pauvres et les plus vulnérables. De cet état de fait, abondamment illustré dans l’ouvrage, résulte une vérité contre-intuitive : l’écologie n’est pas un luxe mais une nécessité, elle n’est pas l’apanage d’une classe aisée qui aurait sublimé le besoin matériel mais la condition de survie des défavorisés de tous les continents. Les pauvres sont soucieux de leur environnement parce qu’ils sont les premières victimes de sa dégradation. »

Laurent X