Éditions Les petits matins

Sur les traces du Yiddishland : un pays sans frontières

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On l’appelait le Yiddishland. Au centre de l’Europe, à cheval sur la Pologne, la Lituanie, l’Ukraine, la Roumanie et la Hongrie, ce continent n’ayant ni centre ni vrais contours était peuplé de plus de onze millions de juifs. Avant la Seconde Guerre mondiale, ils formaient des minorités importantes et bien établies. Puis ce continent a disparu, comme l’Atlantide. Aujourd’hui, que reste-t-il de communautés juives dans ces pays ? Comment y conserve-t-on le souvenir de leur présence ? Quel regard porte-t-on sur leur disparition ? Si des résidus d’antisémitisme subsistent, on ressent aussi de la nostalgie, de la curiosité, et même une certaine idéalisation de ce passé. Ce livre est le récit d’un voyage sur les routes du Yiddishland d’aujourd’hui, à la recherche de ce qu’il en reste et de ceux qui tentent de le faire renaître, ou, tout au moins, d’en perpétuer la mémoire.
Alain Guillemoles

Dans la presse

Information juive

Mémoire - Sur les traces du Yiddishland - extraits

Depuis un certain nombre d’années, notre confrère Alain Guillemoles mène une enquête sur ce qu’on a appelé naguère le Yiddishland. Il a effectué de multiples voyages en Europe centrale et spécialement dans les capitales où la présence juive a été forte avant la deuxième guerre mondiale.
Dans le livre Sur les traces du Yiddishland qu’il publie aux éditions Les petits matins (27 euros), Guillemoles part à la recherche de ce qui fut la Vilnius juive qu’on appelait la Jérusalem du Nord. Il note en passant que les relations entre les Lituaniens et les juifs continuent d’être compliquées et que les plaies ne sont pas cicatrisées. Il observe qu’en Pologne, la culture juive est aujourd’hui à la mode chez les jeunes. Il s’intéresse aux nouvelles institutions et associations juives misent en place et souvent dirigées pas des rabbins venus des Etats-Unis.
L’auteur s’est également passionné pour le village d’Ouman, au sud de k’Ukraine, aujourd’hui célèbre parce que c’est là que ce trouve la tombe de Nahman de Braslaw.

Avec l’autorisation de l’éditeur et de l’auteur, nous publions ici l’introduction que notre confrère a donnée à son travail.


L'Humanité

Voyage dans le Yiddishland

C’est une plongée à la recherche d’un continent, englouti par les flots de l’histoire. Le journaliste Alain Guillemoles est parti sur les traces de ce qu’il nomme le Yiddishland, un vaste territoire sans vraies frontières en référence, bien sûr, à la langue yiddish qui unissait les communautés juives, des rives de la Baltique à celle de la mer Noire, et de l’Allemagne jusqu’à la Russie. (…)  Avant la Seconde Guerre mondiale, les juifs ont représenté jusqu’à 12 millions d’habitants dans cette partie de l’Europe. Dans les années 1930, les juifs ont représenté de 30 % à 70 % de la population des villes de Pologne ou d’Ukraine de l’Ouest, rappelle l’auteur. Que reste-t-il aujourd’hui de tout cela ? Pour répondre à cette question, Alain Guillemoles s’est rendu dans une vingtaine de localités réparties dans six pays. Écrit à la première personne, ce carnet de route ne prétend pas à l’exhaustivité. De Vilnius, l’ancienne Jérusalem du Nord, au quartier juif de Budapest, proie des promoteurs immobiliers, il ressort de cette succession de reportages un parfum de nostalgie, une impression de dernier inventaire avant fermeture. On croise beaucoup de synagogues et de cimetières à l’abandon, de musées et autres lieux de mémoire mais aussi des personnages bien vivants aussi étonnants qu’attachants. (…)
D.R.


Les Échos

Un continent disparu en Europe

Le propos. Comme l’Atlantide, il s’agit d’un continent subitement englouti : le Yiddishland. Au sein de frontières floues, entre mer Noire, Baltique et Adriatique, de l’Alsace à la Russie, il a représenté une véritable civilisation au coeur de l’Europe, unissant jusqu’à 11 millions de Juifs. Le yiddish n’était pas une langue dérivée de l’allemand avec des apport slaves ou hébraïques, mais un mode de vie et de pensée. Du Moyen-Âge jusqu’à son anéantissement par le nazisme, le Yiddishland a eu ses coutumes et ses (nombreuses) obligations, mais aussi ses entreprises, journaux, hopitaux, caisses d’entraide, universités et théâtres.
L’intérêt.Ce livre, fruit de rencontres dans une vingtaine de villes, en traque les traces culturelles, architecturales et sociales dans l’Europe d’aujourd’hui. Il essaye au passage de comprendre comment une telle destruction a été possible, qu’ont fait de ce passé des régimes communistes persécutant eux aussi les cosmopolites (en clair, les Juifs), comment cette mémoire est considérée de nos jours. l’ouvrage détaille le renouveau social et culturel d’une partie du Yiddishland, y compris sur le Net (il liste des sites et des contacts pour les passionnés d’histoire) et rappelle la coexistence historique du Yiddishland avec d’autres cultures : par exemple, contrairement aux idées reçues, la nationalité la plus représentée parmi les Justes ayant sauvé des Juifs en 1940-1945, selon le mémorial Yad Vashem, est la polonaise. Ce reportage demeure nimbé d’une ambiance crépusculaire entre shtetls (villages traditionnels), synagogues transformées en salles de boxe ou belvédère allumé en permanence dans la ville de Lublin pour commémorer le quartier juif anéanti. Une nostalgie qui rappelle ce fameux dicton juif : L’Homme fait des projets et Dieu rit.
L’auteur. Journaliste au quotidien La Croix, Alain Guillemoles est spécialiste de l’Europe centrale et de l’ex-URSS.
Y.B.

Cahiers de Bernard Lazare

Livres - Sur les traces du Yiddishland

Une impression de désolation, elle est celle qui se dégage de la photo en couverture. Face au fleuve, d’immenses chaussures abandonnées. (…)


L'Arche

Sur les traces du Yiidishland - extraits d'un livre d'Alain Guillemoles

Alain Guillemoles publie ce mois-ci, aux éditions Les petits matins, un recueil de textes et de photos intitulé Sur les traces du Yiddishland. Un pays sans frontières. On y voit, de la Lituanie à la Hongrie et de l’Ukraine à la Roumanie, en passant bien sûr par la Pologne, les marques laissées en Europe orientale par un millénaire de vie juive. (…)


La Croix

Le livre du jour - Sur les traces du Yiddishland

C’est un voyage dans un continent apparu dès le Moyen-Âge et englouti avec la Seconde Guerre mondiale : le Yiddishland. À cheval sur la Pologne, la Lituanie, l’Ukraine, la Roumanie et la Hongrie, cette population sans centre ni frontières, et unifié par une langue – le yiddish, proche de l’allemand – comptait alors 11 millions d’habitants. (…)


Nouvelle Europe

Sur les traces du Yiddishland avec Alain Guillemoles

Le Yiddishland a disparu comme l’a fait l’Atlantide. Il est ce continent mythique englouti. Cela peu expliquer pourquoi si peu d’entre nous ont entendu parler de ce bout d’Europe disparu. Dans son livre, Alain Guillemoles nous emmène sur les traces, plus ou moins visibles aujourd’hui, de cette communauté juive d’Europe centrale qui a subitement disparu pendant la seconde guerre mondiale. (…)


Actualités juives

Le livre de la semaine - À la recherche d'un Yiddishland englouti

Pour la première de couverture, à Budapest, souliers, galoches et autres chaussures, scultés là, au bord du Danube, sont les témoins des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants jetés en plein hiver dans le grand fleuve noir teinté de sang. Alain Guillemole a réalisé cet ouvrage émouvant (…)

Le Monde

Le livre du jour - Dans un monde perdu

Elle monte en effluves de chaque page tournée, la mélancolie ! Elle irradie les chapitres de ce ligne consacrés à un monde délavé, largement englouti, comme l’Atlantide : le Yiddishland.
Un monde sans périmètre précis (…)


France soir

Sélection du jour

Vilnius surnommée la Jérusalem du Nord ; Cracovie et son quartier de Klezmorim ; Lekzna près de Lublin ; Tchernivtsy, qui, en 1908, accueillît un congrès destiné à hisser le yiddish du statut de patois à celui de langue : Lviv… Journaliste à La Croix, l’auteur, Alain Guillemoles, est spécialiste de l’Europe centrale et des pays de l’ex-URSS.


Perspectives ukrainiennes

5 questions à Alain Guillemoles

Quelles sont les spécificités de la communauté juive d’Ukraine ?
Ce qui m’a frappé en préparant ce livre, ce sont surtout les ressemblances dans le destin des juifs de toute l’ex-URSS. Ils ont en commun d’avoir grandi dans un système soviétique où la méfiance à l’égard des Juifs faisait partie des règles non-écrites… Mais si l’on veut chercher ce qu’il y a de spécifique aux Juifs d’Ukraine, je crois que cela tient surtout au fait que ce pays a compté, avant la guerre, des communautés particulièrement nombreuses. (…)

 

Propos recueillis par Frédéric Hnyda

 

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