Éditions Les petits matins

L’Usine à vingt ans

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Morte et enterrée, la classe ouvrière ? Non ! Et même en renouvellement.

De nombreux jeunes sont embauchés dans l’industrie chaque année. Mais ils ne ressemblent pas à leurs prédécesseurs. Ils ont un niveau de qualification plus élevé, mais sont aussi peu syndiqués, peu politisés, et n’ont plus ce sentiment de classe – voire cette fierté – qu’affichaient leurs aînés. Frappés par la précarité, ils ne constituent plus une force. On les rencontre aux chaînes de montage, mais aussi dans la restauration collective, soumis à de nouvelles cadences infernales. En même temps, leurs conditions de travail se rapprochent de celles des employés : vont-ils constituer avec les plus précaires d’entre eux une nouvelle « classe sociale » ?

Naïri Nahapétian est allée à la rencontre de ces jeunes ouvriers – et quelques ouvrières – dans les usines et les lycées professionnels. Elle a écouté leurs témoignages et le récit de leur parcours familial et scolaire. Leurs paroles nourrissent son enquête et dessinent le portrait d’une nouvelle population laborieuse.

Ce livre inclut un CD audio offert (50 mn) d’Arteradio.com : des reportages dans le monde ouvrier d’hier et d’aujourd’hui, de l’industrie au job précaire…

Des courts-métrages sonores qui viennent en complément du texte, pour ajouter l’émotion à la réflexion.
Denis Clerc, Nahapétian Naïri

Dans la presse

Alternatives Économiques

Enquête sur les jeunes ouvriers

Munie d’une bonne connaissance des travaux sur le monde ouvrier, qu’ils soient récents ou plus classiques, Naïri Nahapétian a eu la bonne idée – au fond, pas si fréquente que cela dans le milieu des journalistes – de mener une véritable enquête sur les jeunes ouvriers dans la France d’aujourd’hui. (…) L’originalité du livre est de combiner fort heureusement dans l’écriture l’apport des travaux des sciences sociales sur les jeunes ouvriers et les résultats de sa propre enquête. (…) Ce livre a le grand intérêt de donner la parole à de jeunes ouvriers qui, dans une conjoncture hostile, cherchent vaille que vaille à faire vivre des valeurs de solidarité et d’entraide.

 

Par Stéphane Beaud (mars 2006)