Éditions Les petits matins

Foire internationale

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La Foire internationale qui donne son titre au recueil est de celles qui, à en croire le discours médiatique ambiant, sont censées redynamiser le tissu économique et mental de nos existences. Les microfictions qui constituent le livre se situent dans la même petite ville du centre de la France, durant une année. Ces saynettes pleines de fantaisie plongent le lecteur dans un univers singulier où l’on croise aussi bien des enfants philosophes qu’un puriste du chili con carne ou une roboticienne décidée à voir le loup. Autant de personnalités atypiques qui s’animent sous l’écriture très personnelle d’Emmanuelle Pireyre, traversant une époque préoccupée par le rendement, l’amour et le développement durable… Dans le sillage des Histoires d’almanach de Brecht, l’auteure poursuit un travail de critique acérée des lieux communs et des illusions d’une époque. Une démarche également présente dans Féérie générale (L’Olivier), salué par la critique, sélectionné pour le prix Wepler et lauréat du prix Médicis du roman 2012.
Emmanuelle Pireyre, Jérôme Mauche

 

 

Dans la presse

France Culture

Généralement féérique

Emmanuelle Pireyre est l’invitée de Marie Richeux dans l’émission Pas la peine de crier.

 

« Avant-dernière étape de notre voyage à travers le langage, avec la poétesse et romancière Emmanuelle Pireyre, auteur notamment en 2012 de Foire internationale (Les petits matins) et de Féerie générale (L’Olivier).

 

Aujourd’hui s’entrechoquent au sein du même espace le livre, le langage de la fiction, le langage de la sociologie, le langage du forum internet, celui de la finance ou du rap. Ils s’entrechoquent, parce qu’ils entrent sans frapper. Des bouts d’histoire sauvages à peine déguisés débarquent sans demander la permission, et se dépoussièrent en même temps qu’ils s’exposent. Féérie générale, c’est le nom du livre et c’est un peu la foire. Cela tombe bien parce que Foire internationale est le titre d’un autre livre. Ce serait, pour leur auteure Emmanuelle Pireyre, comme le projet d’écrire la danse des inadaptés. Ou comment jongler avec le vrai et le rêvé. Ou encore, comment arrêter de dire joyeux quand ce n’est pas joyeux du tout. En sous-couche, une question rôde, qui demanderait de manière lancinante : est-il encore possible de se trouver en intimité avec soi-même ? Combien coûte la solitude et existe-t-il des mots pour la raconter qui ne seraient pas usés jusqu’à la corde ? Et si tout le monde en raconte, des histoires, alors quid de celui qui les écrit ? »

 

Sitaudis

Une allégresse communicative

Emmanuelle Pireyre publie ces microfictions à l’imagination débordante, non pas seulement au sens courant : si nous sommes douillettement bordés (bornés) par des certitudes d’ordre sociologique, l’auteur nous déborde avec une allégresse communicative et un regard sur nos mœurs dans l’héritage cruel de Swift et La Bruyère.

Quinzaine littéraire

Une gigantesque et bouleversante chimère

Sans avoir l’air d’y toucher, ce petit livre soulève des questions sur l’enfant (son statut, sa place), le rapport à la nature, aux autres, l’art, le travail. Tout se passe comme si cette prose engourdissait le sens critique pour mieux le piquer au vif, la chute de chaque histoire aidant. (…)

 

Sophie Ehrsam

Elle

Fairy Queen

« Que faire de l’amour en société ? » C’est à ce sujet métaphysique que tentent de répondre « Féerie générale » et « Foire internationale ». Ces deux livres tristes et gais s’élaborent à partir du principe (très actif) appelé le Small World Phenomenon : « ce phénomène selon lequel six intermédiaires seulement nous séparent de n’importe quelle personne au monde. » Habités par une folie douce enivrante autant que par un sentiment de désespoir, « Féerie générale » et « Foire internationale » vous feront découvrir un univers.

 

Lola Creis

Libération

Puisque tout le monde lira chez l’Olivier  Féerie générale (qui vient d’avoir le prix Médicis du roman), on va parler de Foire internationale, de la même Emmanuelle Pireyre, paru concomitamment aux éditions Les Petits Matins.

C’est une suite de microfictions se déroulant dans un bourg ayant outrepassé ses limites au moyen d’une ZAC. De la même façon que, du point de vue urbanistique, le glacis commercial s’est étendu sur la banalité indéterminée, de même, dans le cerveau de chacun des personnages de Foire Internationale, le vide intersidéral du libéralisme marchand donne forme aux activités quotidiennes. (…) 7 novembre 2012.

 

Nathalie Levisalles et Eric Loret

France Culture

Alain Veinstein reçoit Emmanuelle Pireyre pour Foire internationale (Les petits matins) et Féerie générale (L’Olivier).

 

remue.net Littérature

Tout passe de notre main à l’horizon, de notre main au ciel.

Emmanuelle Pireyre est le monsieur plus de la fiction. Micro-fiction, hyper-fiction. Tout est vrai, le moindre détail, le moindre nom, la moindre comparaison. Le récit déborde de fiction. Le lecteur est submergé. Chaque phrase apporte une telle quantité de détails qu’on perd le fil de l’histoire. Une fiction hyper-protéinée aux amphets, aux hormones. Emmanuelle Pireyre est pour la pousse sauvage, l’arborescence de la pensée n’est coupée que très tard par le point […]

 

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Politis

Un panorama juste et lucide de l'époque, de ses travers, de son malaise, de ses fantasmes

Elle propose une œuvre singulière, inclassable, moderne, explorant les frontières entre fiction et essai. Ses ouvrages sont denses, sans réel début ni fin, on les reprend, on les relit avec la même jubilation.

Saluons un auteur hors des sentiers battus de l’aristocratie d’avant-garde ou pseudo, des expérimentations invisibles, des produits bien faits mal faits, aussi vite oubliés que lus. Saluons les éditions Les Petits matins qui publient des auteurs excellents (Joseph Mouton, Cécile Mainardi), dont on parle trop peu.

 

Véronique Pittolo