Éditions Les petits matins

Épouser. Stephen. King.

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Je le lisais. Je connaissais un bonheur incolore dans ce dépouillement. Une guérison. Je la lisais. Je trouvais un amour dans ce dépouillement. Une protection. Aussi j’étais un homme pas mâle. Pour une jeune femme. J’allais voir les chambres de son imaginaire. De retour j’agrafais sa photo sur le mur de la mienne. Les chemins de campagne en marche avec ses mots. Qui désignaient fleurs blanches et cailloux. J’avais une mère. Pas de fenêtre. Une trop décente mère. Pas de fenêtre âpre sur le vrai. Le cahier de moleskine. Sa matière sainte. Chaste. Blanche. Sa peau noire de simulacre était à lui. Comme une chose qui ne s’achète pas.

 

En coédition avec Les Laboratoires d’Aubervilliers.
Barbara Manzetti, Jérôme Mauche

Dans la presse

L'Actualité de la Danse

L'Actualité de la Danse bis

Entretien avec Barbara Manzetti autour de son livre Épouser. Stephen. King. et la revue Nouvelles de Danse (NDD/Contredanse) (Automne 2013)

 

CDP : Comment est né le projet du livreŸ ?
BM : En février 2010, j’étais en résidence au Centre chorégraphique de Montpellier. Quelques jours avant, quelqu’un de très proche était mort. J’ai dû produire une réponse physique à cette mort. J’ai commencé à écrire. Les amies que j’avais invitées à Montpellier travaillaient dans le même espace que moi, mais moi, mon unique espace était celui de l’écriture. Le geste écrit remplaçait le geste chorégraphique…

 

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France Culture

Barbara Manzetti est l’invité de Marie Richeux dans son émission Pas la peine de crier (26 mars 2013) sur le thème « Écrire le réel ».

 

Nous poursuivons notre exploration du réel avec notre invitée Barbara Manzetti. Chorégraphe et auteure, elle signe Epouser. Stephen. King. (Les Petits Matins, 2013). Un premier livre dans lequel elle restitue des identités, des corps, des paroles, des trajectoires, recueillis à l’issue de trois résidences en Seine Saint-Denis : aux Laboratoires d’Aubervilliers, à l’appartement gérontologique « Les Quatres Saisons » (Aubervilliers), et à l’espace Kisama (Les Lilas).

 

 

Sitaudis

« Ma maison est un roman » : ce livre est assez accueillant pour devenir notre maison.

Voici une prose entêtée et généreuse, disloquée et cependant tendue, en laquelle cohabitent plusieurs voix, divers corps, de nombreux objets, des lieux et des époques, des temporalités et des désirs de présence toujours plus éphémères, brillants, excessifs. Cette prose ne décalque ni le passé ni l’avenir : elle affirme plutôt l’exigence d’un présent ininterrompu, une tâche à la mesure d’une pensée faite corps sans cesse agitée, souvent malmenée, qui goûte, expérimente, invente et reconstruit les souvenirs, met en place des scènes, constitue certains coups de théâtre. (…)

« Ma maison est un roman » : ce livre est assez accueillant pour devenir notre maison.

 

Anne Malaprade

 

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