Éditions Les petits matins

Biélorussie, mécanique d’une dictature

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Des élections truquées ; une opposition politique étouffée ; des journalistes, des syndicalistes et des artistes muselés ; des dissidents emprisonnés, diffamés, voire assassinés…

La Biélorussie est bel et bien une dictature « classique ». Mais le régime autoritaire du président Alexandre Loukachenka est aussi une dictature ancrée dans son temps, où le culte de l’État et de l’économie administrée coexiste avec des formes de capitalisme débridé.

Au-delà des discours convenus sur « l’indépassable héritage soviétique », les auteurs montrent ce qui a permis l’installation d’un tel régime et son maintien depuis plus de douze ans : fonctionnement du pouvoir, fondements idéologiques, dynamiques sociales et culturelles, instrumentalisation des crises diplomatiques.

Ils fournissent en même temps un mode d’emploi très précis du processus
dictatorial et s’interrogent sur l’avenir de ce pays : un scénario à l’ukrainienne ou à la géorgienne est-il envisageable ? La crise sur les approvisionnements de gaz et de pétrole russes, qui a éclaté fin 2006, va-t-elle déstabiliser le régime ? La société civile est-elle capable de susciter un virage démocratique ? D’où viendra le changement ?
Jean-Charles Lallemand, Pascal Colrat, Virginie Symaniec

Dans la presse

La Croix

Tous deux (Jean-Charles Lallemand et Virginie Symaniec) ont effectué cette plongée dans la Biélorussie de Loukachenko. Tous deux sont parmi les meilleurs spécialistes du sujet, l’un politologue et l’autre spécialiste de la culture, animateurs de l’association « Perspectivres biélorusiennes » qui a contribué, en France, à éveiller l’intérêt pour ce pays de 10 millions d’habitants à la frontière orientale de la Pologne. Leur livre tente de démonter tous les ressorts d’un régime qui repose tout entier sur la personnalité d’Alexandre Loukachenko, président depuis 1994 et qui a, au fil de révisions de la Constitution, concentré dans ses mains tous les pouvoirs. (…) Le livre passe en revue tous les moyens d’emprise de celui que les Biélorusses sont invités à appeler Batka, Petit père. (…)

 

Alain Guillemoles